• Emeline

A propos du Deuil

Je voulais vous partager des pensées qui ont émergé ces jours-ci sans m'y attendre le moins du monde. Peut-être est-ce l’hiver et l’intériorisation qu’il suscite qui a inspiré cela?

La notion de deuil a donc attiré mon attention. Pas très réjouissant comme concept à contempler au coeur de l'hiver... Et pourtant, à y regarder de plus près, faire un deuil et lâcher prise sont de très proches cousins. Pas de deuil sans lâcher prise.



Le lâcher prise ne se décrète pas. Combien de fois m'a t'on dit, "lâche prise" ! Je peux vous dire qu'il n'y a rien qui puisse contracter plus que ce genre d'injonctions. Autant dire que dans une telle situation, la Paix profonde tant espérée s'éloigne au grand galop. Imaginez que l'on vous ordonne de dormir...oui, j'avoue avoir essayé de nombreuses fois avec mes enfants...cela ne fonctionne pas. Le moment de l'endormissement est un parfait lâcher prise. Cela se fait tout seul. Et si vous y mettez trop d'intention, c'est l'insomnie qui vous guette. 


Pour en revenir au deuil, personne ne peut nous pousser à faire un deuil. Un jour cela se fait. Et alors on peut se dire "ça y'est j'ai accepté". C'est une constatation a posteriori.


Faire un deuil peut être douloureux, voire intolérable. Le deuil peut littéralement nous engloutir et c'est ok, il n'y a aucun jugement à porter. Cela doit être vécu. Puis un jour vient où l'on est en mesure de lâcher prise pour laisser apparaître ce que la vie nous invite à « percer et voir » derrière les apparences.


Le deuil une fois accepté, c’est comme laisser tomber la main d’un être aimé à laquelle on s'est accroché de toute ses forces, pour se rendre compte qu’il ne peut être qu'en Soi. Pas comme une image, pas comme une illusion supplémentaire à laquelle nous ne croyons qu'à moitié quand on dit « il sera toujours dans mon cœur » alors qu’au fond nous nous sentons déchirés. C'est une réalisation profonde, une intime conviction que l’autre à toujours été en Soi, que l’autre et Soi ne font qu’Un. 


Faire un deuil, c’est se rendre. Se rendre à l’évidence que nous ne maîtrisons pas ce à quoi nous nous accrochons tant. La formule « Ainsi soit-il » prend alors tout son sens.

Peut-être que tous ces deuils que nous vivons au cour d’une vie, le deuil d’un être aimé, le deuil d’une relation, le deuil d’une émotion (accepter par exemple que la joie laisse place à une autre émotion qualifiée de moins agréable) se présentent à nous comme autant d’occasions de lâcher prise pour enfin accepter Ce qui est. Accepter que tout ce à quoi nous nous identifions, n'est en fait qu'une illusion, des pensées auxquelles nous nous accrochons.


Plus on se retrouve confronté à cette notion de deuil et de lâcher prise, plus la Conscience peut émerger à travers les nuages ou les orages. Comme autant d’occasions de s’abandonner à soi même. Alors le deuil n’est plus tristesse, lourdeur et déchirure, il devient Paix, Lâcher prise et Relâchement.


Je vous souhaite un bel hiver et une Paix profonde.

PS : aviez-vous remarqué que dans le mot "Deuil" il y a "Dieu" et que de "Deuil" à "Dieu" il n'y a qu'une L ;-)

 

 

 

 

06 86 38 84 18

emelineharari@gmail.com

956 chemin de Marignon

13 530 Trets, France

  • Facebook
  • YouTube
  • Blanc Icône Instagram

©Tous droits réservés Emeline Harari - Mentions légales - Crédit Photo