
MON APPROCHE

Je m'appelle Emeline.
Je suis praticienne en médecine traditionnelle chinoise depuis près de vingt ans.
J'accompagne celles et ceux qui traversent une période de confusion, de transition ou de souffrance, et qui ressentent le besoin d'y voir plus clair.
Très tôt, une question s'est imposée à moi : qui suis-je, avant toutes les histoires que je me raconte sur moi-même ?
Je n'avais alors que quelques années. Je ne savais pas encore mettre de mots sur ce qui venait de s'ouvrir.
C'est la Présence qui s'est imposée.
Au fil des années, j'ai compris qu'au-delà des symptômes et des souffrances, nous cherchons avant tout à retrouver qui nous sommes vraiment.
Pour cela, il faut oser un autre regard.
C'est justement ce regard qui guide aujourd'hui chacun de mes accompagnements.
Le détour...
Très jeune, je voulais faire médecine.
Mon père, lui-même médecin, m'en a dissuadée.
Non pas parce qu'il doutait de moi, mais parce qu'il me connaissait.
Il savait que j'avais besoin de profondeur, de temps pour entrer en relation et de silence entre les mots.
Pas de trente patients à la chaîne.
Alors j'ai pris un autre chemin.
Le droit international. Le développement durable.
Les ONG. Le cabinet de conseil. La multinationale.
J'y ai appris la rigueur, le discernement, le sens du cadre.
Mais il manquait l'essentiel.
Parce qu'au fond, je cherchais comment contribuer à ce monde,
dans un environnement qui me ressemble.
J'ai réalisé que c'était finalement au cœur de chaque personne
que je pouvais être la plus utile.
Je n'avais jamais vraiment quitté le soin.
J'avais simplement mis des années à retrouver
un chemin qui, au fond, m'était si naturel.


Le retour
Cette porte s'est ouverte avec la médecine traditionnelle chinoise.
À l'IMTC d'Avignon d'abord.
J'y ai appris à écouter le pouls, observer la langue,
comprendre les déséquilibres du corps.
Puis à Shanghai, au sein d'un hôpital où je me suis spécialisée.
C'est là que j'ai reçu le plus grand enseignement.
Le médecin qui nous formait ne posait presque aucune question à ses patients.
Il les regardait dans la prunelle des yeux. Intensément.
Cette qualité de regard m'a profondément marquée.
J'ai compris que la technique ne suffisait pas.
Qu'elle n'avait de sens que portée par une écoute véritable.
Depuis, je continue d'explorer et d'enrichir ma pratique.
Phyto-aromathérapie, harmonisation des lieux,
sophro-analyse, yoga du Cachemire, pratiques corporelles...
Non pour accumuler des outils.
Parce que chacun éclaire, à sa manière, une facette du vivant.
Le symptôme est souvent la porte d'entrée.
Il peut nous prendre par la main et nous conduire, pas à pas,
vers cette rencontre si intime avec nous-mêmes.
En chemin...
Les formations m'ont beaucoup appris.
La vie davantage encore.
Les deuils. Les douleurs physiques. Les séparations. Les changements de cap.
Les émerveillements. Les rencontres essentielles. Le silence. Les éclats de rire.
Tout cela a affiné mon regard.
Aujourd'hui, je ne cherche pas à appliquer une méthode.
Je cherche la rencontre.
Les outils changent selon les besoins.
Le regard, lui, reste le même.
Celui d'une présence attentive, qui écoute ce qui se dit,
mais aussi ce qui, trop souvent, se tait.
Certaines personnes viennent me rencontrer
parce qu'elles traversent un deuil
ou vivent des expériences intimes qu'elles n'osent raconter à personne.
Une présence. Un rêve bouleversant. Une intuition persistante.
Ou simplement le sentiment que quelque chose les dépasse.
Ce monde sensible, je le côtoie depuis l'enfance.
Je l'accueille avec la même écoute,
la même simplicité
et le même respect que tout le reste.
Sans chercher à convaincre.
Sans chercher à expliquer.
Simplement en laissant une place à ce qui est vécu.

